Avec l’arrivée prochaine du cru 2010 de l’ISF, c’est la saison printemps-été des levées de fonds qui commencent. Soirées de pitchs, événements networking, annuaires de startups cherchant à lever… l’agenda est bien rempli et mes soirées rarement libres.
Cette effervescence positive (on peut enfin financer à plus grande échelle l’amorçage en France !!) cache tout de même un mal assez grave qui semble s’étendre de plus en plus. Il est en effet communément acquis désormais que pour lancer sa boîte, il est nécessaire de lever des fonds. D’ailleurs, lorsqu’on écoute parler tout un tas d’entrepreneurs aujourd’hui, les phases de création semblent être les suivantes :
- rédiger un business plan
- lever des fonds au 15 juin
- lancer l’entreprise
- mettre au point le produit / service
- chercher des clients
Ce qui est dommage, c’est que s’il y a beaucoup de gens qui commencent le chemin de la levée de fonds, il n’y a que peu d’élus : seules 400 à 500 levées s’effectuent chaque année. Pour les autres, c’est beaucoup d’énergie et de temps dépensés, et surtout qui ne sont pas passés à chercher le plus important : des clients.
Certes, je suis bien conscient que certains projets nécessitent un investissement de départ, mais tout de même, beaucoup de projets de service peuvent commencer à franchir les premières étapes sans financement extérieur, en mettant en priorité la frugalité, l’action commerciale et l’action terrain.
Alors à la question qui m’est posée fréquemment : “qu’est ce qui fait qu’un projet va réussir ?”, j’ai envie de répondre aujourd’hui : la levée de fion. C’est en effet en se bougeant les fesses qu’on arrive à convaincre et à construire sa réussite. Et à suivre le schéma précédent dans exactement l’ordre inverse…
Edit : je vous conseille la lecture, dans la même idée, de ce post des fondateurs de gymglish !
