Pourquoi créer une entreprise ?
Voilà une très bonne question, qu’on pose cependant assez peu, bizarrement. Et c’est d’autant plus vrai sur ce blog où je m’efforce de partager mes réflexions (de manière très désordonnée je l’avoue - je songe à écrire moins d’ailleurs pour écrire mieux) sur ce qui me semble important dans le parcours d’un créateur, avant et après le lancement officiel de son entreprise.
Voici quelques raisons qui peuvent justifier de se lancer de cette aventure un peu complètement folle :
- Votre boss vous énerve. Vous supportez depuis trop longtemps ses sautes d’humeur, sa capacité à s’approprier votre travail, et en plus vous êtes un peu désenchanté de boulot ? Devenez votre propre patron, vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous mêmes
- Vous allez au boulot en traînant des pieds, d’ailleurs, les semelles de vos chaussures de ville (vous n’osez mettre vos Converse au travail) vous coûtent bonbon en réparation… Vous n’avez pas l’impression de servir vraiment à quelque chose, vous êtes noyé sous les processus… mettez du sens et de la passion dans votre vie professionnelle, faites quelque chose que vous adorez ou en lequel vous croyez !
- Vous en avez marre de travailler avec des cons… l’ambiance n’est pas fo-folle, vos collègues commencent à vous taper sérieusement sur le système ? Créez l’équipe de rêve autour de vous !
- Vous étouffez, votre créativité est brimée, votre entreprise lutte contre toute tentative originale de résoudre les problèmes différemment de d’habitude ? Dans votre propre entreprise, vous avez les coudées franches. D’ailleurs, c’est souvent ce qui fait la réussite d’une jeune pousse : elle est capable de réinventer les codes du secteur ou de la niche sur lesquels elle évolue !
- Vous aimeriez gagner plus. A terme, c’est en créant votre boite. Vous connaissez beaucoup de consultants, d’auditeurs ou de marketeux qui sont devenus riches, vraiment riches ? Oui ? Sont-ils heureux, en même temps ?
- Créer, c’est facile, c’est pas cher, et oui, on vient de le dire, ça peut rapporter gros. En tout cas, ça l’est maintenant, allez, en 1 semaine les démarches administratives sont réglées. Commencer à produire un service peut se faire très rapidement, et tout le monde peut y arriver. Mais, oui, il va falloir employer un peu d’huile de coude. Mais l’argument de procrastination comme quoi c’est trop compliqué ne tient pas. Ou alors, c’est vous qui compliquez trop votre projet !
- Alors, qu’est-ce qui vous retient encore de tenter le coup ?
Semaine des entrepreneurs
La semaine prochaine se déroule l’une des semaines les plus importantes de l’année pour tous les gens gravitant dans l’univers de la création d’entreprise : la Global Entrepreneurship Week, ou semaine internationale de l’entrepreneuriat.
Dans ces temps de crises financière et de l’économie réelle, je trouve ça bien qu’on fasse un zoom sur la création d’entreprise et sur tout l’écosystème de l’entrepreneuriat. Il ne faudrait pas oublier, entre tous ces beaux milliards qu’on perd bêtement et qu’on regagne tout aussi vite grâce à la générosité des politiques, que les entrepreneurs sont ceux qui prennent des risques pour créer plus de richesses dans notre pays. Bon, vous l’aurez compris, j’aime les nanas et les mecs qui se sortent les tripes et “posent leurs couilles sur la table” si vous me passez l’image et l’expression. On ne leur rendra jamais assez hommage ni la vie plus simple, à mon sens.
Semaine chargée pour moi donc, puisqu’outre l’accueil à l’incubateur de 6 nouveaux projets (11 entrepreneurs au total), je serai présent dans les manifestations suivantes :
- lundi : prix de l’entrepreneur de l’année, organisé de longue date par Ernst & Young
- mardi et mercredi : participation aux journées plug&start à la Technopôle de Troie
- jeudi : passage à l’un des échanges dans le cadre de la semaine des Business Angels à Advancia + soirée incubateur
- vendredi : journée à la Sorbonne pour la Conférence Annuelle des Entrepreneurs, avec de superbes conférences et un moment d’échange et de networking organisé entre autres par 100000entrepreneurs (merci Maya !!!)
- samedi : participation au YesCamp, organisé par lance-toi, moment d’échanges entre jeunes entrepreneurs qui clôturera en beauté la semaine, filez vite tous vous inscrire !!!!
- Et vous, c’est quoi votre planning ? Vos bons plans ?
N’hésitez pas à prendre contact avec moi si vous souhaitez qu’on se croise dans l’un de ces événements
Entrepreneurview : Frédéric Servoz, Vignetage.com
[Cela faisait un petit moment que je n’avais pas réalisé d’interviews d’entrepreneurs, c’est reparti, promis, j’essaie de m’y remettre un peu plus régulièrement. N’hésitez pas à me proposer des idées pour améliorer le principe !]
Rendez-vous aujourd’hui avec Frédéric, qui vient de monter Vignetage.com, un site de ecommerce de vins… Bonne dégustation
Passez à l’action - sus à la "procrastination" !
Créer son entreprise, devenir son propre patron, gérer un projet, développer un nouveau service, organiser un événement… toutes ces actions ont en commun de regrouper un nombre impressionnant de tâches et de challenges divers et variés. Et une tendance bien naturelle de l’être humain est de repousser un peu le moment fatidique où il faudra passer à l’action, accomplir les tâches qui nous rebutent le plus, rentrer en plein dans l’opérationnel.
J’ai parfois cette tendance là moi aussi, qui s’appelle la procrastination, l’art de repousser certaines choses jusqu’au point où c’est soit très problématique, soit plus important du tout (c’est vrai, plein de décisions ou d’actions ne se justifient plus passé un certain délai !).
Outre le fait que c’est très culpabilisant envers soi-même et envers ceux qui nous entourent, cela tue la productivité, et tout avance moins vite. Il existe pourtant quelques petites astuces pour se tourner résolument vers l’action et devenir un tueur de todo-lists !
Pourquoi ne faut-il pas avoir peur de se faire piquer ses idées ?
[disclaimer : ce post ne vaut pas pour les projets à forte composante de recherche scientifique imposant des dépôts de brevet, de molécules, de formules chimiques, ...]
Ah la la la la… l’idée… Je pense que c’est une des principales cause de non création d’entreprise. Oui, pour moi ce n’est clairement pas le risque ou le manque de moyens qui fait peur aux gens. Je m’explique. Il existe trois catégories de personnes…
Les erreurs classiques lors d’un pitch
Je parle souvent du pitch ici, qu’il soit en 1, 3, 5, 7, 10 ou 20 minutes. Le pitch, c’est l’exercice que doit maîtriser (et pour toutes les durées d’ailleurs) l’entrepreneur : il consiste à parler de son entreprise, de manière claire, enthousiaste et dynamique. Objectif : donner envie ! Si l’on trouve beaucoup de choses à lire sur comment faire un bon pitch, c’est plus rare de tomber sur les erreurs à éviter (et c’est pourtant tout aussi important !). Voilà quelques pistes !
Statut d’auto-entrepreneur & salariat
J’avais déjà parlé de ce nouveau statut d’auto-entrepreneur, mais beaucoup de personnes me posent des question à ce sujet, notamment des salariés qui y voient l’opportunité de tenter l’aventure de l’entrepreneuriat sans prendre de risque, en gardant leur emploi et en ayant un “montage” fiscal et juridique simplifié. Voilà donc un article très court mais de base pour comprendre un peu mieux comment cela peut se passer.
Petit rappel de base tout d’abord…
Le statut d’auto-entrepreneur a été créé pour simplifier les démarches des personnes souhaitant travailler en indépendant, avec un “petit” niveau d’activité. En gros, leur éviter de devoir créer une société classique, ce qui rebute nombre de personnes encore. Et surtout les rassurer sur le niveau de taxation, en donnant dès le départ un chiffre fixe et clair. Bon point pour le Gouvernement, il était temps. Par petite activité, on entend un CA de moins de 80000 €HT pour de la vente de marchandises en tout genre (légales, évidemment), et 32000 €HT pour du service. L’activité peut être mixte également (sans dépasser les seuils respectifs et pour moins de 80000 €HT au total)
Quels avantages, très concrètement ?
- Pas besoin de s’immatriculer
- On connaît à l’avance son imposition (14% du CA pour commerce, 24,6% pour services)
- Franchise de TVA (on facture en HT, on paie en TTC et on ne récupère pas la TVA sur ses dépenses)
- 3 ans sans taxe professionnelle (mais on annonce la disparition de la taxe professionnelle)
- La possibilité de rattacher cela à son impôt sur le revenu
Mais alors, est-ce compatible avec une activité salariée ?
Sur le papier, rien n’empêche de fonctionner en auto-entrepreneur tout en étant salarié, dépendant bien entendu de votre contrat avec votre employeur qui peut vous empêcher, par clause de non concurrence, à éviter certaines activités. On comprend aisément que votre employeur ne souhaite pas que vous alliez prospecter pour votre compte personnel ses propres clients ! Plus rarement (il me semble), votre contrat peut contenir une clause d’exclusivité. Pour qu’elle soit valable, elle doit être indispensable aux intérêts de l’entreprise. De toute manière, vous bénéficiez d’une année pour vous lancer, votre employeur ne pourra rien vous dire.
Ensuite, tout dépend de votre seuil d’imposition, pour savoir si cela vaut la peine ou non d’adopter le statut d’auto-entrepreneur. Je vous invite pour plus de clarification à lire cette excellente fiche de l’APCE.
Alors, vous vous lancez ?
