A force de courir dans tous les sens pour essayer de faire avancer son projet (d’ailleurs, ça avance ?), l’entrepreneur commence à souffrir d’un mal assez commun mais pourtant assez grave à la longue : la “commencite aigüe”.

L’entrepreneur, ayant bien compris que son salut se situait dans l’action, est donc pendant un bon moment un initiateur. C’est bien pourquoi, s’activant de tous les côtés, il commence plein de choses. Mais il a aussi du mal à clôturer certains dossiers. Du coup, il est continuellement dans le processus de “faire” pour la première fois.
Ce comportement, qu’on pourrait qualifier de fuite en avant s’il se poursuivait trop longtemps, est nécessaire un certain temps. Il importe par contre de rapidement entrer dans une seconde phase, plus confortable et efficace, où l’entrepreneur reproduit certaines de ses actions.C’est dans cette phase que l’on crée de la structure, des processus, que l’on fait entrer plus de monde dans l’équipe, et que finalement peu à peu, l’entreprise devient adulte.
C’est bien en s’auto-disciplinant que l’entrepreneur va parvenir à créer son entreprise. Cela demande ce côté schizophrène qu’ont la plupart des créateurs : savoir se lancer à l’eau pour les premières fois et être suffisamment persistant pour reproduire les mêmes tâches jusqu’à la perfection et avec une régularité de métronome. Et cela est valable pour tout : la prospection commerciale, l’envoi d’une newsletter, l’écriture d’un article sur un blog, la rédaction de compte-rendus d’entretien, la veille concurrentielle, la levée de fonds, le reporting, …
Tenter quelque chose de nouveau + trouver ce qui marche par essai-erreur + reproduire en étant le plus efficace possible = un entrepreneur qui réussit. CQFD.


