On parle beaucoup en ce moment de ce statut qui est officiellement né durant l’été (comme quoi, il se passe des choses en août !). Si l’on ne pourra dans les faits être auto-entrepreneur qu’à partir de 2009, il est tout de même très intéressant de s’y pencher un peu et regarder ce qu’il a dans le ventre. Petit tour d’horizon !

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Tout d’abord, c’est quoi le statut d’autoentrepreneur, et c’est pour qui ?

Ce nouveau statut a été créé dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie avec pour objectif de simplifier le lancement d’une activité individuelle. Avec l’auto-entrepreneuriat en effet, plus besoin de créer une entreprise pour avoir une activité commerciale. Plus besoin non plus de s’embêter avec tout un tas de démarches lors de la création (même si maintenant, c’est relativement simple, il faut le dire) mais surtout lors de la vie quotidienne.

Ainsi, peuvent devenir auto-entrepreneurs toutes les personnes physiques qui veulent travailler à leur compte sans prendre le risque de créer une société. Cela permettra sans doute de légaliser aussi une partie de certains jobs. Mais, on le verra ensuite, c’est tout de même limité aux activités ne générant pas énormément de chiffre d’affaires ou pour les activités d’appoint.

Retraités, étudiants, salariés, fonctionnaires, professions libérales, demandeurs d’emplois, tous pourront prétendre à ce statut, en complément éventuellement de leurs autres sources de revenu.

Une seule limitation : ne pas avoir un revenu fiscal supérieur à 25 195€.

Comment ça marche concrètement ?

Et bien c’est assez simple (heureusement, c’est le but). Pour devenir auto-entrepreneur (ou cesser de l’être, d’ailleurs), il suffit d’utiliser le “Kit de l’auto-entrepreneur” pour en informer le CFE ou Centre de Formalités des Entreprises (généralement situés dans les CCI). Si le futur auto-entrepreneur perçoit déjà un salaire ou une retraite, il n’y a même pas besoin de s’immatriculer.

Ensuite, il suffit de travailler et de percevoir un “chiffre d’affaires” – c’est intéressant de noter ici que l’on ne parle pas de rémunération, de salaire, d’émolument ou de quoi que ce soit se rapportant au “travail”.

Le CA perçut dans l’année ne peut dépasser un certain montant, au risque d’être exclu du mécanisme :

  • 80 000 € pour les activités de commerce
  • 32 000 € pour les services

Au fil de l’eau, une seule obligation : tenir un livre de toutes les entrées d’argent et leur provenance.

Quelle taxation ?

Le CA généré est soumis à une fiscalité forfaitaire pour offrir en échange toute la couverture sociale. Pour les activités de commerce, le taux est de 13%, pour les services il est de 23%.

Les auto-entrepreneurs seront également exonérés de taxe professionnelle pendant 3 ans. Peut-être que d’ici là, celle-ci sera tout simplement supprimée pour ce statut…

Il est possible enfin de demander une franchise de TVA, permettant de ne pas facturer la TVA à ses clients. Ce choix impliquera également de ne pas pouvoir la récupérer sur ses propres achats !

Alors, ça vous donne envie vous ? Qu’est-ce qui vous retient encore de tenter l’aventure ?

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