8 erreurs à ne pas commettre quand on crée sa boîte

Quand on observe un certain nombre de créateurs d’entreprise un certain temps, on découvre certaines ressemblances dans leur manière de faire. Et l’un des aspects sur lesquels les entrepreneurs se rejoignent très souvent, ce sont sur les erreurs qu’ils ont pu commettre. Et ce qu’ils aient réussit ou aient décidé de mettre un terme à leur projet. Petit tour d’horizon de ces erreurs.
Erreur !
  • Trop attendre pour se lancer
    C’est la première des erreurs, au moins chronologiquement. Très souvent, il faut se lancer dans le grand bain et apprendre à nager ensuite. Plein de beaux projets meurent ainsi dans l’oeuf, car les entrepreneurs ne se sont pas assez fait confiance pour donner un galop d’essai.
  • S’associer n’importe comment
    S’associer, ça s’apprend (voir aussi la « checklist« ). Croire que parce qu’on est copains tout va bien se passer, ou croire que l’on peut forcément réussir tout seul, ou encore couper la poire en plein de petits morceaux « pour que tout le monde soit motivé à la réussite du projet » est totalement utopiste.
  • Attaquer un marché trop énorme ou, a contrario, trop petit
    L’entrepreneur quand il se lance a une grande tendance soit à concurrence Google, soit à la jouer trop petit bras sur une trop petite niche. La vérité est bien évidemment au milieu : il faut partir petit et déjà avoir une vraie vision à terme.
  • Ne pas vendre assez cher
    C’est humain, l’entrepreneur veut vendre, et en même temps il a un peu peur de la vente. Alors pour se rassurer, il a tendance à baisser les prix pour être sûr de conclure. Et il s’habitue à vendre peu cher. Et du coup, c’est très dur de remonter la pente des prix ensuite (d’autant plus que les prix bas attirent les clients ch****).
  • Ne pas répondre à un besoin évident
    On voit encore beaucoup de projets dont l’intérêt de l’offre laisse fort à désirer. Le bon moment pour se lancer, c’est quand on a mis le doigt sur un vrai problème, pour lequel des clients seront prêts à payer pour diminuer leur peine.
  • Aller trop doucement
    Parfois complément de « partir trop tard », aller trop doucement est un vrai problème pour l’entrepreneur et son projet. Déjà car il y a des concurrents qui, eux, peuvent aller plus vite et mettre en cause sérieusement la réussite économique de l’affaire, mais aussi car l’entrepreneur s’use rapidement. Il faut que ce soit intensif dès le départ, pour rapidement atteindre le premier plateau où il sera possible de souffler.
  • Rester devant son pc
    Certains parviennent à passer plusieurs mois à éplucher les études, faire des enquêtes via Google Forms, lire des forums, blogs, sites sectoriels… et bien évidemment faire leurs business-plans et états financiers. La création d’entreprise se passe pourtant, lors des premiers mois, beaucoup sur le terrain, au contact des clients !
  • Faire trop compliqué
    Dernière erreur : comme on dit partout que créer sa boîte, c’est compliqué… et bien il faut que ça ressemble à du compliqué. L’entrepreneur est, bien souvent, le roi de la complexité. Alors que toute la beauté de son boulot, c’est de simplifier, simplifier, simplifier. Warren Buffet a une très belle phrase là-dessus : « Je n’investis que dans les entreprises qui pourraient être dirigées par des imbéciles. Parce que fatalement un jour, elles finissent par l’être. »

Et vous, quelle serait l’erreur que vous conseilleriez d’éviter ?

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  1. excellentes ces erreurs Guilhem ! T’as des anecdotes à nous faire partager sur ces erreurs ?
    J’ajouterai : Pissez du code !
    Arrêtez de regarder le marché et de faire de la veille tous les jours, de vouloir lever des fonds quand vous n’en avez pas besoin et parce que c’est la mode, de refaire pour la 6ieme fois votre business plan parce que vous avez encore changé le business model de votre produit qui n’est toujours pas sorti…. bref sortez n’importe quoi : un prototype, une beta, le nouveau google mais construisez votre produit ! Même si pour ça vous devez apprendre le SQL, le Java, l’assembleur, le basic…. car à la fin je reste convaincu que sans réel produit qui déchire, on ne fait pas illusion longtemps.

  2. Ô combien d’accord!

    Le 1 et le 2 étaient notamment les erreurs fatales de ma première création!…

    Je mettrais un bémol sur « ne pas s’attaquer à un marché trop énorme. » L’ambition, que diable! Le problème des startups françaises c’est qu’elle leur manque un « BHAG » — Big Hairy Ambitious Goal. Pour moi s’attaquer à un très gros marché n’est pas un bémol, au contraire, SI on a un plan concret pour les first steps.

  3. Très intéressant ces erreurs classiques à éviter absolument! J’ajouterai peut être: Vouloir trop bien faire.
    Comme le dit Reid Hoffman, le créateur de LinkedIn, « If you are not ashamed by your product when you launch it, you launched too late”.
    Ca me paraît important de lancer une beta relativement tôt et d’itérer au fur et à mesure des retours des clients et du marché plutôt que de vouloir lancer un produit parfait au bout de 9 mois.

  4. « Pissez du code ! »

    Mais pas seulement 😉

  5. Très juste ! Et c’est parce que nous voulons « trop bien faire » comme l’écrit Romain, que beaucoup de projets n’aboutissent jamais. Ne pas trop parler de son projet non plus, car à force de parler, l’énergie qui devrait pousser à la réalisation se dégonfle. Exécuter, tester et se lancer !

  6. En effet, c’est très bien vu puisqu’un an après la création de ma première entreprise, j’ai commis quasiment la moitié de ces erreurs. Avoir toujours un plan B voire C est indispensable pour les corriger au plus vite.

  7. 1) Le marche: je recommande de viser un tres gros marche. Surtout pour une startup francaise, la tendance est au micro-marche tout petit, franco-francais. Pour justifier une levee de fonds, il faut un marche d’au moins $100M. Sinon, c’est un « lifestyle business », tout a fait respectable, mais different.

    2) Coder ou pitcher? J’aime le repeter: en cas de doute, coder. Mais les ingenieurs ont tendance a passer trop de temps a peaufiner leur produit, sans jamais le confronter au marche. Une antidote: imaginez que vous avez enfin fini les 3 ans de developpement avec votre equipe de reve de 10 ingenieurs. Le produit est enfin fini. Que faites-vous apres, qui allez-vous voir pour le vendre et le promouvoir? Ok, maintenant on oublie les 5 ans fantaisistes de R&D, et passez directement a l’etapde vente&promo. Ensuite, developpez ce que le marche veut vraiment.

  8. Ne pas vendre assez cher est un point important. J’aurais tendance à vouloir proposer un service forcément moins cher voire beaucoup moins cher que ce qui existe. Malheureusement, ça coupe la marge.

  9. Etre trop rigide et ne pas savoir adapter son offre et son business en fonction des réactions des clients

  10. Pour l’erreur de « ne pas répondre à un besoin évident », le mot ‘évident’ me parait excessif car un besoin peut exister sans être évident au départ (ex. facebook).

    L’erreur serait donc mieux formulée en « ne pas répondre à un besoin réel ».

    Détecter, identifier et sonder ce besoin est donc une étape existentielle dans l’élaboration du projet d’entreprise. Je regrette de ne pas avoir trouvé de rubrique sur ce thème sur votre site web.

    Et cela n’est pas du tout évident. Comme l’a dit M. Ford, s’il avait demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils auraient répondu des chevaux plus rapides.

    J’y suis attentif car mon problème actuel est de déterminer si mon projet répond à un besoin réel et est susceptible de générer une traction exploitable.

    • Bonjour Chmike.

      D’après mon encore courte expérience, moins le besoin est évident, plus il va falloir de temps, d’argent et d’évangélisation pour réussir à trouver un modèle. C’est bien pour cela que les startups américaines y parviennent beaucoup plus que les européennes : personne ici ne veut vraiment prendre le risque de financer longtemps et fortement des boites qui ne génèrent pas de cash très vite. On n’est pas près d’avoir des Twitter, Digg, Facebook, and co de notre côté de l’Atlantique.
      Alors le créateur « de base » en France se doit bien de trouver vite des clients, et donc de répondre à un besoin qui est déjà là…

  11. 3 erreurs de plus (évidentes mais si fréquentes):

    Sous estimer le temps d’acces au marché
    En dépit d’effort commerciaux parfois significatif le client met parfois (souvent) plus de temps que prévu avant de passer commande, il faut avoir une trésorerie suffisante pour pouvoir supporter les charges qui tombent avec la régularité d’un métronome alors que les encaissements tardent.

    Jouer « petit bras »
    Certains produits ou service sont positionné sur des marchés ou il faut aller vite et surtout puissamment (cad :levée de fond significative indispensable). Sur ces marchés jouer « petit » (et ce n’est pas péjoratif)conduit à l’échec.

    Avoir un projet de vie en contradiction avec son projet d’entreprise
    Mener un projet d’entreprise n’est pas toujour une sinécure. Ce n’est pas neutre pour son projet de vie (d’autant plus qu’on le partage…). Il faut rapidement mesurer l’impact du projet d’entreprise sur le projet de vie et que la conjointe (ou le conjoint) l’accepte également sinon bonjour la casse…

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