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Le blog de Guilhem Bertholet

[Cela faisait bien (trop) longtemps que je n'avais pas fait de nouveaux entrepreneurviews pour vous présenter des entrepreneurs que j'apprécie et qui m'apportent dans mon propre parcours. C'est chose réparée avec celui-ci, avec Kim Auclair, une multi-entrepreneure de l'autre côté de l'Atlantique. L'occasion de la découvrir et de mieux comprendre comment se porte l'entrepreneuriat chez nos cousins les québecois... Rencontre, avec l'accent !]


Bonjour Kim ! Qui es-tu et quel est ton parcours ?

Je suis Kim, je suis entrepreneure et j’offre actuellement mes services de création, et animation de communauté à la pige, ainsi que de gestion de projets Web. En 2002, je découvre le mentorat ! C’est cette activité m’a permis de connaître les motivations des entrepreneurs à succès et de me confirmer que je serai à l’aise dans le monde des affaires afin de réaliser mon rêve de toujours. J’ai lancé ma première entreprise en 2003 alors que je débutais mes études au niveau CÉGEP. Peu après, en 2005, je fonde MacQuébec, une communauté d’utilisateurs de produits Apple au Québec qui accueille aujourd’hui plus de 27 000 visiteurs uniques par mois et possède une équipe de 11 collaborateurs.

Récemment, j’ai démarré www.entrepreneur-internet.com, un organisme visant à promouvoir l’entrepreneuriat via le Web. Consciente de la valeur du Web comme outil de promotion au service des jeunes entrepreneurs, j’ambitionne par le biais de ce projet, de donner le goût de l’entrepreneuriat à plusieurs jeunes. J’ai évidemment d’autres projets d’entreprises qui sont actuellement en développement, dont un or Web. Une première pour moi!

Par ma présence sur le Web, notamment par le biais de mon blogue, depuis mes débuts dans le monde des affaires, je me suis rapidement fait connaître des médias. Cette initiative m’a permis d’être citée en plusieurs occasions dans divers médias dont le Journal les Affaires, Jobbom, Radio-Canada, Journal de Montréal (Canal Argent – (en 2008) Top 30 des entrepreneurs de moins de 30 ans à surveiller ), La Toile des communicateurs, Cyberpresse, etc. Je compte bien, d’ailleurs, utiliser l’expérience ainsi acquise pour permettre à d’autres jeunes entrepreneurs de se faire connaître à partir du Web.

Si tu devais résumer l’entrepreneuriat dans ton pays, tu dirais…

Je dirais la même chose que Louis Jacques Filion, professeur et titulaire de la Chaire d’entrepreneuriat à HEC Montréal :

Le Québécois avait une très bonne culture entrepreneuriale, mais il l’a perdue.

Une vague d’entrepreneuriat balaie la planète depuis 20 ans, mais le Québec en est exclu

L’indice de la Fondation de l’entrepreneurship montre que le Québec n’est pas un champion de l’activité de création d’entreprises au Canada. En fait, plus on va vers l’Ouest, plus cet indice est fort. Plus on va vers l’Est, moins il est élevé.

( source : http://www.lesaffaires.com/archives/les-affaires/le-quebec-est-exclu-de-la-vague-mondiale-d-entrepreneuriat/508710 )

En effet, actuellement, au Québec, la culture entrepreneuriale est en baisse. J’ai récemment assisté à un atelier Entrepreneuriat présenté au Colloque BÂTISSONS L’AVENIR pour mieux comprendre la situation (que j’ai ressentie très jeune d’ailleurs!).

  • Les Québécois ont un malaise avec l’ambition. Nous pouvons certainement être ambitieux, mais sans trop le dire. Au Québec, trop réussir et s’enrichir est peu encouragé, en général.
  • Tout le monde veut du profit, mais le démontrer semble aller à l’encontre des valeurs culturelles des Québécois.
  • Le Défi de l’entrepreneuriat jeunesse révèle des résultats positifs : une présence accrue de jeunes entrepreneurs qui expérimentent l’entrepreneuriat pour la première fois. La tolérance à l’échec est de mise, sachant que plusieurs des premières expériences en affaires peuvent échouer. La résilience est une valeur fondamentale à l’entrepreneur.
  • Il semble que nos entrepreneurs québécois se lancent plutôt par passion que par opportunité d’affaires. Est-ce que cela explique la tendance moindre au Québec de produire des entrepreneurs en série, orientés vers la création de richesse?

Quelques beaux exemples d’entrepreneurs que tu aimes bien dans au Québec ?

Plusieurs. En voici quelques uns :

Guy Laliberté – Cirque du soleil

Christiane Germain – Groupes Germain

Les frères Lemaires – Cascades

Jean Coutu – Jean Coutu

Alain Bouchard – Couche-Tard

L’entrepreneuriat en chiffres, ça donne quoi ?

Faits saillants. Par rapport au reste du Canada :

  • Deux fois moins de jeunes entrepreneurs passant de l’intention à la réalisation de démarches de création au Québec
  • Cependant, nos jeunes entrepreneurs sont plus nombreux à se lancer en affaires dans leur région d’origine
  • Deux fois moins de jeunes Québécois propriétaires d’entreprises et ces dernières sont davantage dans des secteurs à faible valeur ajoutée
  • Autant de fermeture d’entreprises au Québec que partout ailleurs au Canada
  • Nos jeunes entrepreneurs possèdent des revenus familiaux nettement inférieurs et sont moins scolarisés

Et chez les jeunes ?

Jean Charest a mis en place un plan pour stimuler l’entrepreneuriat chez les jeunes avec le Secrétariat de la jeunesse. Il y a un effort, mais c’est lent.

C’est pourquoi je souhaite m’impliquer à ma façon. J’ai présenté récemment un projet pour les jeunes de 12-17 ans à une entreprise et j’attends actuellement une réponse à ce dernier. J’ai également fondé Entrepreneur-internet.com ainsi qu’invité plusieurs professionnels à échanger/explorer sur le concept qu’est le mentorat 2.0, un modèle de mentorat inspiré du mentorat inversé, qui pourrait être bénéfique pour la relève entrepreneuriale chez les jeunes.

Et le mentorat 2.0, que tu défends, c’est quoi ?

Le concept du mentorat d’affaires – soit celui auquel nous sommes habitués –  se définit tel un entrepreneur expérimenté (mentor) qui accompagne un entrepreneur moins expérimenté (mentoré), ce dernier s’étant déjà lancé ou désirant se lancer dans le monde des affaires.

Je propose d’explorer une nouvelle formule de mentorat – ladite formule s’inspirant d’un concept déjà existant chez nos amis les Anglais: le mentorat inversé.   Ce type de mentorat consiste simplement à jumeler un employé à un chef d’entreprise dans le but de lui transmettre ses connaissances sur les nouvelles technologies. Comme ma vision est légèrement différente, je propose de nommer cette formule  « mentorat 2.0» – du moins, pour l’instant.  Vous l’aurez deviné : cette formule originale, en plus d’axé sur le savoir-être, mise sur une relation « gagnant-gagnant » entre une personne habile avec le Web (un jeune) et un chef d’entreprise. Lesquels seront, tour à tour, mentor et mentoré.

Le but du mentorat 2.0 est de ramener l’équation à des principes d’affaires fondamentaux, et de lier les environnements, les stratégies et les outils Web à ces mêmes principes – ceci afin de permettre aux chefs d’entreprise de reprendre confiance dans un univers où c’est plutôt le client qui a le contrôle.

Bien que le terme «Mentorat 2.0» est à revoir, je suis convaincue que le concept en tant que tel permettra au plus jeune d’en apprendre davantage sur le monde des affaires, et de s’initier à l’entrepreneuriat plus rapidement.  Je crois aussi que la relation sera bénéfique pour le chef d’entreprise souhaitant innover dans son secteur d’activités.

Pour en savoir plus sur le mentorat 2.0, je vous propose de consulter ma présentation PDF à ce sujet : http://kimauclair.ca/blog/mentorat-20-entreprise/

Merci Kim ! Et peut-être à bientôt autour d’une broue ! :)

Qui es-tu et quel est ton parcours ?•          Je suis Kim, je suis entrepreneure et j’offre actuellement mes services de création, et animation de communauté à la pige, ainsi que de gestion de projets Web.  En 2002, je découvre le mentorat! C’est cette activité m’a permis de connaître les motivations des entrepreneurs à succès et de me confirmer que je serai à l’aise dans le monde des affaires afin de réaliser mon rêve de toujours. J’ai lancé ma première entreprise en 2003 alors que je débutais mes études au niveau CÉGEP. Peu après, en 2005, je fonde MacQuébec (www.macquebec.com), une communauté d’utilisateurs de produits Apple au Québec qui accueille aujourd’hui plus de 27 000 visiteurs uniques par mois et possède une équipe de 11 collaborateurs.  Récemment, j’ai démarré www.entrepreneur-internet.com, un organisme visant à promouvoir l’entrepreneuriat via le Web. Consciente de la valeur du Web comme outil de promotion au service des jeunes entrepreneurs, j’ambitionne par le biais de ce projet, de donner le goût de l’entrepreneuriat à plusieurs jeunes. J’ai évidemment d’autres projets d’entreprises qui sont actuellement en développement, dont un or Web. Une première pour moi!  Par ma présence sur le Web, notamment par le biais de mon blogue, depuis mes débuts dans le monde des affaires, je me suis rapidement fait connaître des médias. Cette initiative m’a permis d’être citée en plusieurs occasions dans divers médias dont le Journal les Affaires, Jobbom, Radio-Canada, Journal de Montréal (Canal Argent – (en 2008) Top 30 des entrepreneurs de moins de 30 ans à surveiller ), La Toile des communicateurs, Cyberpresse, etc. Je compte bien, d’ailleurs, utiliser l’expérience ainsi acquise pour permettre à d’autres jeunes entrepreneurs de se faire connaître à partir du Web.   Si tu devais résumer l’entrepreneuriat chez toi, tu dirais…•           Je dirais la même chose que Louis Jacques Filion, professeur et titulaire de la Chaire d’entrepreneuriat Rogers-J.A. Bombardier à HEC Montréal:  Le Québécois avait une très bonne culture entrepreneuriale, mais il l’a perdue.  Une vague d’entrepreneuriat balaie la planète depuis 20 ans, mais le Québec en est exclu   L’indice de la Fondation de l’entrepreneurship montre que le Québec n’est pas un champion de l’activité de création d’entreprises au Canada. En fait, plus on va vers l’Ouest, plus cet indice est fort. Plus on va vers l’Est, moins il est élevé.  ( source : http://www.lesaffaires.com/archives/les-affaires/le-quebec-est-exclu-de-la-vague-mondiale-d-entrepreneuriat/508710 )  En effet, actuellement, au Québec, la culture entrepreneuriale est en baisse.  J’ai récemment assisté à un atelier Entrepreneuriat présenté au Colloque BÂTISSONS L’AVENIR pour mieux comprendre la situation (que j’ai ressentie très jeune d’ailleurs!).   Voici un résumé de ce qui a été discuté lors de l’attelier.  (Source : http://blogue.entrepreneurship.qc.ca/index.php/actualites_fondation/l-arriere-scene-de-l-atelier-entrepreneuriat-presente-au-colloque-batissons-l-avenir)  ✦    Les Québécois ont un malaise avec l’ambition.  Nous pouvons certainement être ambitieux, mais sans trop le dire.  Au Québec, trop réussir et s’enrichir est peu encouragé, en général.  ✦    Qu’en est-il de la tolérance au gain?  Tout le monde veut du profit, mais le démontrer semble aller à l’encontre des valeurs culturelles des Québécois. ✦    Nous devons miser sur le savoir-être et le savoir-faire des entrepreneurs, et ce, par nos entrepreneurs.  En d’autres termes, recyclons l’expérience entrepreneuriale au maximum. Le mentorat pour entrepreneurs du Réseau M s’avère donc une solution bienvenue et très prisée. ✦    Le Défi de l’entrepreneuriat jeunesse révèle des résultats positifs : une présence accrue de jeunes entrepreneurs qui expérimentent l’entrepreneuriat pour la première fois.  La tolérance à l’échec est de mise, sachant que plusieurs des premières expériences en affaires peuvent échouer.  La résilience est une valeur fondamentale à l’entrepreneur. ✦    Il semble que nos entrepreneurs québécois se lancent plutôt par passion que par opportunité d’affaires.  Est-ce que cela explique la tendance moindre au Québec de produire des entrepreneurs en série, orientés vers la création de richesse?  Pour en savoir plus :  Je vous propose de lire cet article rédigé en 2009 où les commentaires se font nombreux : http://investisseur.finances.sympatico.ca/2009/06/lentrepreneurship-est-en-baisse-au-qu%C3%A9bec-.html  Je vous propose également de télécharger le rapport de l’Entrepreneuriat jeunesse au Québec (payant) offert par la Fondation de l’entrepreneurship : http://www.entrepreneurship.qc.ca/fr/livres-formations-conferences/livre.asp?id=451   Quelques beaux exemples d’entrepreneurs que tu aimes bien dans ton pays ?  Plusieurs. En voici quelques uns : Guy Laliberté – Cirque du soleil Christiane Germain – Groupes Germain Les frères Lemaires – Cascades Jean Coutu – Jean Coutu Alain Bouchard – Couche-Tard    Une mesure récente en faveur de l’entrepreneuriat ?           Une mesure? Difficile à dire. Par contre il y a plusieurs concours.  Parmi plusieurs, en voici quelques uns:  •    Ernst & Young: Les entrepreneurs exceptionnels de 2010 de cette année: http://ow.ly/1dTv3 • Arista: http://www.concoursarista.qc.ca/ Concours organisé par la JCCM http://jccm.org/  • Concours québécois en entrepreneuriat : http://www.concours-entrepreneur.org/ • PME Académie : http://www.pmeacademie.ca/Créer par :D éveloppement économique Saint-Laurent (DESTL) et la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Laurent  • Émission de télévision Voir GRAND http://www.voirgrand.tv/index.html    L’entrepreneuriat en chiffres, ça donne quoi ?•           Faits saillants. Par rapport au reste du Canada :     •    Deux fois moins de jeunes entrepreneurs passant de l’intention à la réalisation de démarches de création au Québec     •    Cependant, nos jeunes entrepreneurs sont plus nombreux à se lancer en affaires dans leur région d’origine     •    Deux fois moins de jeunes Québécois propriétaires d’entreprises et ces dernières sont davantage dans des secteurs à faible valeur ajoutée     •    Autant de fermeture d’entreprises au Québec que partout ailleurs au Canada     •    Nos jeunes entrepreneurs possèdent des revenus familiaux nettement inférieurs et sont moins scolarisés  Source et article à lire absolument à ce sujet : Entrepreneuriat jeunesse : le Québec doit mettre les bouchées doubles : http://blogue.entrepreneurship.qc.ca/index.php/actualites_fondation/entrepreneuriat-jeunesse-le-quebec-doit-mettre-les-bouchees-doubles   Et chez les jeunes ?         Jean Charest a mis en place un plan pour stimuler l’entrepreneuriat chez les jeunes avec le Secrétariat de la jeunesse. Il y a un effort, mais c’est lent. Louis Jacques Filion, professeur et titulaire de la Chaire d’entrepreneuriat Rogers-J.A. Bombardier à HEC Montréal ( source : http://www.lesaffaires.com/archives/les-affaires/le-quebec-est-exclu-de-la-vague-mondiale-d-entrepreneuriat/508710 )  On propose des activités pour initier les jeunes à l’entrepreneuriat dans les écoles et plusieurs ateliers sont offert gratuitement par des organismes.  Ça bouge de plus en plus, mais pas assez à mon avis, surtout dans le secteur du Web.  C’est pourquoi je souhaite m’impliquer à ma façon. J’ai présenté récemment un projet pour les jeunes de 12-17 ans à une entreprise et j’attends actuellement une réponse à ce dernier. J’ai également fondé Entrepreneur-internet.com ainsi qu’invité plusieurs professionnels à échanger/explorer sur le concept qu’est le mentorat 2.0, un modèle de mentorat inspiré du mentorat inversé, qui pourrait être bénéfique pour la relève entrepreneuriale chez les jeunes.       Le mentorat 2.0 ?          Le concept du mentorat d’affaires – soit celui auquel nous sommes habitués –     se définit tel un entrepreneur expérimenté (mentor) qui accompagne un     entrepreneur moin expérimenté (mentoré), ce dernier s’étant déjà lancé ou     désirant se lancer dans le     monde des affaires.      Je propose d’explorer une nouvelle formule de mentorat – ladite formule     s’inspirant d’un concept déjà existant chez nos amis les Anglais: le mentorat     inversé.   Ce type de mentorat consiste simplement à jumeler un employé à     un chef d’entreprise dans le but de lui transmettre ses connaissances sur     les nouvelles technologies. Comme ma vision est légèrement différente, je     propose de nommer cette formule  « mentorat     2.0» – du moins, pour     l’instant.  Vous l’aurez deviné: cette formule originale, en plus d’axé sur le     savoir-être, mise sur une relation « gagnant-gagnant » entre une personne     habile avec le Web (un jeune) et un chef d’entreprise. Lesquels seront, tour à     tour, mentor et mentoré.      Le but du mentorat 2.0 est de ramener l’équation à des principes d’affaires     fondamentaux, et de lier les environnements, les stratégies et les outils Web à     ces mêmes principes – ceci afin de permettre aux chefs d’entreprise de     reprendre confiance dans un univers où c’est plutôt le client qui a le contrôle.     Bien que le terme «Mentorat 2.0» est à revoir, je suis convaincue que le     concept en tant que tel permettra au plus jeune d’en apprendre davantage sur     le monde des affaires, et de s’initier à l’entrepreneuriat plus rapidement.     Je     crois aussi que la relation     sera bénéfique pour le chef d’entreprise souhaitant     innover dans son secteur     d’activités.      Pour en savoir plus sur le mentorat 2.0, je vous propose de consulter ma     présentation PDF à ce sujet. : http://kimauclair.ca/blog/mentorat-20-entreprise/     Et le décrochage scolaire?       Il y a de cela plusieurs mois, j’ai discuté avec un de mes mentors du fait qu’il faudrait faire confiance aux décrocheurs. Plusieurs pourraient causer de belles surprises en créant des entreprises novatrices!  Voici l’opinion de monsieur Alain Thériault, coach professionnel et ancien Directeur du Centre de l’entrepreneurship HEC-POLY-UdeM,  À une certaine époque pas si lointaine, les décrocheurs formaient     d’ailleurs la majorité des entrepreneurs!!!   Par ailleurs, mon mentor se dit persuadé que bon nombre de « décrochés » du système scolaire possèdent de réels talents qui pourraient être mis au service des dirigeants d’entreprise, si seulement « la société avait su les accueillir ». (Termes empruntés de monsieur Albert Jacquard.)

[On continue cette semaine les posts croisés avec Gilles sur ce sujet crucial : trouver son premier client. Partant du principe que le premier client est bien souvent le plus dur à trouver, nous brossons semaine après semaine les "tactiques" qui peuvent permettre de franchir cette première grosse marche dans l'escalier de la création.]

Avoir un premier client n’est pas anodin pour l’entrepreneur :

  • c’est la preuve que son service ou son produit peut séduire,
  • c’est une référence pour vendre plus facilement aux clients suivants,
  • cela permet d’apprendre à servir le client ensuite et à maximiser sa satisfaction
  • cela marque le vrai démarrage de l’entreprise
  • c’est une excellente “bonne nouvelle” à rétorquer à la sempiternelle question “et ton projet, ça avance ?

Bref, toute entreprise qui veut survivre doit passer par la case de ce premier client, et au-delà de l’obtenir, il est important d’en avoir un rapidement pour que les choses s’enchaînent de manière positive ensuite. Une bonne stratégie pour cela consiste à ôter la barrière du prix pour que le client que l’on vise ne se concentre plus que sur le coeur de l’offre. Sans forcément aller jusqu’à offrir toute votre offre pour 0€, posez tout simplement l’une de ces deux questions :

Si le prix n’entrait pas en compte, feriez-vous appel à moi ?

A quel prix seriez-vous prêt à travailler avec moi ?

Lorsque vous les poserez, vous allez être surpris de leur impact et du feedback que cela vous apporte. Soit la personne n’est vraiment pas intéressée (auquel cas, creusez pourquoi et adaptez soit votre offre soit votre discours), soit la personne l’est à un prix compris entre zéro et parfois bien plus que ce que vous ne comptiez vendre au départ !

L’important, à ce stade, repose en plusieurs points :

  • Vous êtes OK pour faire une diminution substantielle sur le prix en échange de la possibilité de communiquer sur le client
  • Vous demandez du feedback, pour finaliser la mise au point de l’offre et de l’approche commerciale
  • Vous annoncez combien cela aurait dû coûter, histoire que le client s’il est satisfait, puisse se projeter dans une relation commerciale “adulte” avec vous
  • Vous vous mettez un temps limite pour ce genre d’offres, afin de quand même passer un jour en mode “vendeur”. Vous pouvez par exemple vous accorder 5 clients “offre de lancement”, avec une réduction de plus en plus faible  chaque fois.

A vous de jouer !
Et de lire l’excellente vision de Gilles sur exactement le même sujet !

Aujourd’hui est un grand jour : c’est le retour des posts croisés avec Gilles Poupardin (L’ami Tribulman passe son tour, mais on sait bien qu’il reviendra y goûter un jour ou l’autre !) Une bonne habitude qui revient donc, avec pour cette troisième saison un thème d’importance pour tous les entrepreneurs que vous êtes : “trouver son premier client”.

Creative Commons foxypar4

Et même si vous avez déjà le premier, hé bien… ça vous permettra peut-être de trouver les prochains et apporter votre réflexion à ces posts croisés !
Cliquez ici pour lire la suite !

Petit message aujourd’hui pour vous convier à la deuxième session des apéros entrepreneurs que Gilles Poupardin et moi organisons tous les 1er jeudis du mois (nous étions une petite trentaine la première fois).

Rendez-vous donc jeudi 4 mars, à partir de 19h, au Frog & Rosbif, pub situé 116 rue St Denis, 75002 Paris.
(Métros Les Halles / Rambuteau / Etienne Marcel / Réaumur Sébastopol)

C’est totalement open à tous les entrepreneurs, de tous horizons, et c’est évidemment gratuit.

N’hésitez pas à vous inscrire ICI si vous le souhaitez.
J’espère vous y retrouver nombreuses (et nombreux).

Créer une entreprise ressemble étrangement à l’émission Qui Veut Gagner Des Millions. Déjà, rien que le titre nous met sur la voie : c’est sûr que l’argent a une grande part à jouer ici. Mais pas seulement…

  • L’entrepreneur, tout comme le participant à l’émission, doit répondre à tout un tas de questions, la plupart assez retords, avant d’espérer empocher sa monnaie. Quel marché conquérir ? Comment toucher ses clients ? qui sont les vrais concurrents ? Comment fixer ses prix ?
  • Face à ces interrogations métaphysiques, l’entrepreneur est bien seul… C’est à lui de prendre les décisions, d’écarter certaines possibilités pour en favoriser d’autres. Et ce parfois de manière totalement intuitive, spontanée, irréfléchie. Sur d’autres sujets, il va traîner, faire durer le plaisir, et finalement se ronger les sangs avant de choisir une des options proposées.
  • Il peut néanmoins faire appel à des regards extérieurs, demander un conseil. Appeler un expert pour avoir une réponse rapide et sûre (en espérant qu’il connaisse le spécialiste de la discipline), ou alors demander au public son aide, comme l’entrepreneur peut le faire lorsqu’il hésite entre deux noms pour son entreprise ou afin d’avoir un avis sur son prochain site web.
  • L’entrepreneur enfin est un touche-à-tout. Il doit se tenir prêt à répondre à toutes les questions, financières, comptables, techniques, humaines, logistiques, psychologiques… on serait étonné de l’étendue des tâches qu’il va pouvoir rencontrer, tout comme le candidat brillant qui cale à la 13ème marche de la pyramide sur une question “Walt Disney”…

Certes, il existe tout un tas de différences aussi… créer sa boîte est bien moins facile et rapide que de gagner à “QVGDM” ; on n’a pas à supporter Jean-Pierre Foucauld (même si parfois on aimerait bien que quelqu’un d’autre que nous-même pose les questions à résoudre) ; on passe moins souvent à la télé ; …

Vous avez déjà vu un entrepreneur faire la gueule vous ?

Moi, jamais, en tout cas devant des non-entrepreneurs ou des gens qui ne sont pas de son équipe. Avoir la banane, ça fait partie des bases même du métier d’entrepreneur. Il n’est pas obligatoire d’être un optimiste pour monter sa boîte (même si ça aide), mais par contre c’est primordial de le faire croire à tout le monde.

La création d'entreprise avec le sourire !
Cliquez ici pour lire la suite !

C’est assez marrant comme certains sujets reviennent de manière répétée sur le tapis de la création d’entreprise. La protection en est une bonne : celle de l’idée, du nom, du concept, de sa technologie…

Je crois que personne n’est d’ailleurs vraiment d’accord sur les solutions à adopter. Parmi toutes les voix que l’on entend, l’une d’entre elle résonne un peu plus fort néanmoins : celle de l’INPI, l’Institut National de la Propriété Industrielle. C’est en effet elle qui a le monopole des dépôts de marques et de brevet en France, on a tendance donc à l’écouter davantage.
Cliquez ici pour lire la suite !

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