ZombieLand : La France est morte mais ne le sait pas encore – #FranceBashing

La France a mal à son entrepreneuriat. De plus en plus mal. On est à côté de nos pompes. On est gouverné par des incompétents, lorsqu’ils ne sont pas doublés d’affreux réac’ anti-innovation, voire pour certains des communistes de la pire heure. Les patrons craignent pour leur vie. Créer une activité économique est un marathon doublé d’un casse-tête. Les cerveaux fuient en masse, les prix de la vie quotidienne explosent, les jeunes générations n’ont plus d’espoir, nos régimes retraite et maladie sont d’un autre temps, et bien évidemment notre dette nous enlève toute marge de manœuvre pour tenter de dévier de la trajectoire nous menant irrémédiablement (mais surtout diablement vite) dans le mur.

C’est en tout cas ce que laissent paraître tout un tas de publications plus ou moins économiques, ici (en France) et là (à l’étranger, donc). La dernière en date chez nos amis de Newsweek, sous le titre « La chute de la France » (The Fall of France). Sa lecture n’apprend rien et n’est sûrement pas à prendre pour autre chose qu’une nouvelle de science-fiction, pour le coup assez divertissante. Elle est en tout cas magistralement écrite pour susciter du « like », du « share » et du « retweet » – ce qui il faut bien l’avouer est le nouvel étalon de pas mal de rédactions. Kudos à son auteure pour cela.

Le vrai point d’intérêt est plutôt de constater l’émergence, en France, de deux types de publics : les French-Bashers et les French-Defenders.

D’un côté, ceux qui crachent volontiers dans la soupe : toute nouvelle politique, loi, initiative est forcément mauvaise, portée par une « vieille » génération – et il vaudrait mieux partir pour laisser libre cours à sa créativité économique. De l’autre, ceux qui ont fait le choix de rester en France pour créer, et qui ne s’y sentent pas si mal, au point même – folie – de défendre le pays. Les commentaires de l’articles de Newsweek sont assez intéressants à cet égard – même si pour le coup ils sont assez souvent premier degré aussi.

D’où quelques questions que je me pose, sans n’avoir plus que des intuitions et des débuts de réponses :

  • Pourquoi certains crachent-ils autant dans la soupe, sans beaucoup plus de discernement que la journaliste (?) de newsweek ?
  • Suis-je totalement fou de rester, ou trop optimiste ? Ou au contraire ai-je raison de penser qu’il existe encore plein de possibilités pour monter des business ici ?
  • Pourquoi ceux qui se plaignent perdent-ils autant d’énergie à le faire, plutôt que, comme le suggérerait notre rôle d’entrepreneurs, d’arriver avec des initiatives privées pour tenter d’apporter des réponses structurelles au manque de prise d’initiative, de connaissance du monde économique, …
  • Cette phase de « bashing » est-elle nécessaire pour nous donner conscience que c’est à nous de faire les choses, et que nous avons plein de richesses pour cela ? Faut-il que l’on nous tape longtemps et durement sur la tête pour que l’on se retrousse les manches, tous ensemble, pour prouver le contraire ?
  • Quid de l’aspect « statistique » de ce qui est dit dans l’article et qui n’est sûrement pas non plus « tout faux » ?
  • Sur la fuite des cerveaux, que je n’expérimente pas au quotidien (mais c’est vrai qu’on pourrait se demander si mon cerveau ne s’est pas fait la malle sans moi), combien partent réellement ? Plus qu’avant ? Reviennent-ils (ce qui serait alors une immense richesse) ? Une diaspora ou un réseau des entrepreneurs français à l’étranger sont-ils en train de se mettre en place (ce qui nous manque sûrement un peu) ?
  • N’a-t-on pas trop tenu éloignés des centres de décision (politiques, administratifs, consulaires, à l’échelon local et national) les jeunes ? N’est-ce pas ce ras-le-bol qui s’exprime ici et est amplifié par les réseaux sociaux, dont nous avons les clés et les codes ?

 

Je me sens bien en France. Je ne m’empêche pas de vivre un jour une expérience, ailleurs, professionnelle et personnelle, mais je sais, je sens qu’il y a chez nous un vrai gros potentiel, y compris entrepreneurial. Comme finalement dans beaucoup de pays, aussi développés soient-ils. Le tout est de jouer avec les contraintes du lieu, et d’en faire des forces. La réussite d’un entrepreneur n’est pas fonction, je pense, de 10% de fiscalité en plus ou en moins. Et ça m’embête un peu de voir que certains se complaisent à colporter l’idée qu’il est impossible d’être entrepreneur en France – surtout lorsque c’est avec des arguments pour le moins populistes et dont la hauteur intellectuelle (et vraie) est très éloignée de l’enjeu.

J’ai aussi quelques certitudes :

  • Il faut que l’on arrive, collectivement, à montrer à tous notre force créative et notre optimisme. Tirer sur l’ambulance n’est pas une option : on ne peut faire du bon business qu’en voyant « le bon côté des choses ». L’optimisme est une maladie contagieuse, heureusement.
  • Plutôt que de critiquer – ce qui au final crée un beau débat mais peu de solutions – je préfère apporter des choses pour combler une partie des problèmes. La seule option, c’est de FAIRE. L’organisation d’un meetup ou d’une conférence, une intervention dans une école sur mon métier, du temps accordé à de plus jeunes entrepreneurs pour les aider, … tout cela permet d’avancer dans le bon sens et de renforcer les communautés et les écosystèmes.
  • J’ai le sentiment que l’on est sur la bonne voie. Pas facile d’y mettre des mots plus précis, ni même des statistiques (en ça je n’étaie pas plus mon article ^^), mais je le ressens. Notre génération arrive en force et va réussir à provoquer le changement qu’on appelle de nos vœux (d’ailleurs, meilleurs vœux à toutes et tous !).
  • Je vois au quotidien des « petits jeunes » qui se lancent, qui cherchent des conseils, souhaitent réaliser l’impossible (ah ah, c’est là qu’on se rend compte qu’on a vieilli :) ) : le pire, c’est que certains vont y parvenir. D’autres vont se planter et partir. D’autres se planter et revenir plus forts, sur un projet qui marchera. D’autres encore se planter et aller apporter leurs regards d’entrepreneurs au sein de structures plus importantes. Quoi qu’il en soit, j’aspire à ce qu’on donne toujours à ces primo-entrepreneurs le petit souffle de fraîcheur que nous avons tous eu lors de nos premiers pas…

Tout est possible, même en France :)
Let’s work hard!

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  1. Gardons le moral et fonçons !!!

  2. Concernant la fuite des cerveaux, elle a baissé entre 2011 et 2012. Un article du Monde reprend plusieurs erreurs factuelles de l’article de Newsweek > http://decodeurs.blog.lemonde.fr/2014/01/06/the-fall-of-newsweek/

  3. S’il y a quelque chose que j’ai pu constater en relisant l’histoire de France, c’est que lorsque notre pays est au fond du trou (l’a-t-on atteint ? Ça je ne sais pas :P), il a une impressionnante capacité à se relever.

    Comme tu le dis, c’est avec du travail que nous pourrons repartir.
    C’est parti !

  4. Expatrié au Canada depuis 3 ans, je vais revenir en france cette année pour me lancer et devenir entrepreneur à mon tour. C’est sur qu’il y a une vrai différence entre l’optimisme des nord américains pour qui tout est possible et les français un peu plus pessimistes, mais pour autant j’ai l’impression qu’il n’y a jamais eu un élan entrepreneurial aussi fort qu’actuellement en france.
    Il y a vingt ans, les jeunes voulaient faire carrière dans les grands groupes, aujourd’hui il y en a beaucoup plus qui veulent créer leur boîte, en tout cas c’est l’impression que j’ai.
    Et même si cela prend du temps de changer les mentalités, les structures se mettent progressivement en place (auto entrepreneur, incubateurs, accélérateurs, start up weekend ..) pour encourager le dynamisme de l’éco système des start ups. Et les entrepreneurs successfuls (Niel, granjon, simoncini,pkm…) encouragent également ces jeunes via leurs investissements, donc je pense qu’on est plutôt dans un cercle vertueux. Et ce France bashing ne fait que renforcer la niak des jeunes créateurs pour prouver le contraire à ces journalistes!

  5. Je suis assez d’accord avec toi Guilhem, plutôt optimiste et « French-Defenders ». Ce que je trouve insupportable, c’est le discours d’une (petite mais très médiatique) partie d’entrepreneurs qui laissent penser que le frein n°1 à la création d’une entreprise, c’est la fiscalité. Il y’a tellement d’autres difficultés, bien plus complexes, qui sont présentes au démarrage et pendant le développement.

    J’ai créé une société en 2010, liquidée deux ans et demi après. Si le projet n’a pas fonctionné, c’est à cause d’un conflit entre mon associé et moi, mettant en bascule le développement fragile de l’entreprise. C’était d’abord un problème d’homme et de développement commercial trop lent. Au démarrage, les difficultés sont nombreuses : s’entourer des meilleurs, s’organiser efficacement, trouver un produit/service adapté et pivoter autant que nécessaire, trouver des clients, trouver des clients, trouver des clients, etc.

    Et surtout, des jeunes entrepreneurs réussissent, avec les mêmes règles fiscales : Deezer, Leetchi, Melty, etc. Ils se concentrent sur leur business, pas sur le reste.

    Voeux de réussite à tous !

    A bientôt.

  6. Tu nous ferais pas du Jacques ATTALI là? en tout cas travaillant dans l’accompagnement des porteurs de projet depuis 14 ans je trouve que les choses bougent, lentement certes mais dans le bon sens quand même… c’est certainement une question de génération… ou simplement d’envie de faire!

  7. Guilhem, merci ! Les 1ères lignes de votre article m’ont découragé… encore un verre à moitié vide ! Mais je suis tenace et ai poussé jusqu’au bout. Là, l’espoir renaît. Ouf ! Oui, notre pays recèle des trésors de bonne volonté et de créativité. Non, l’herbe n’est pas plus verte dans le pré du voisin… Tchernobyl, Fukushima, l’OMC et Maastricht ont eu raison depuis bien longtemps des frontières dont nos parents pensaient qu’elles nous mettraient à l’abri.

    Alors, Just Do It ! Retroussons-nous les manches et inventons de nouveau modèles. Du travail, du travail et du travail.

  8. Comme d’habitude, bravo Guilhem ! Un article plein de réalisme ! Restons positifs ! C’est un devoir d’entreprendre pour chaque personne qui a la capacité de le faire.

  9. Hola ! Ton article me touche à tous les niveaux d’un coup !!! Fuite des cerveaux, entrepreneuriat en France et à l’étranger, importance de l’optimisme, dynamique des milieux entrepreneuriaux… bon, on va essayer de faire court quand même.

    J’ai entrepris aux USA puis relocalisé aux Pays-Bas depuis un an. Je ne peux malheureusement pas entreprendre en France car me femme, chercheuse, ne trouve aucune place en France, dans un système verrouillé de l’intérieur par le CNRS (partez vous faire une expérience ailleurs, mais ne revenez pas SVP…). Bref, c’est une autre histoire.

    Est-ce que j’aurais créé ma boite actuelle étant resté en France ? Probablement pas, non pas à cause de l’écosystème, mais plus parce que la rencontre qui a tout déclenché, n’aurait pas eu lieu… Mais rien ne dit que je n’aurais pas créé une autre boite totalement différente, hein !

    En tous les cas, durant ces vacances de noël en France, et alors que mon produit est devenu réel pour beaucoup de personnes de mon entourage, j’ai ressenti beaucoup d’enthousiasme autour de l’entrepreneuriat dans leurs propos… tu sens que beaucoup voudraient le faire, mais pour x raisons ne le font pas. Je ne compte plus le nombre de personnes qui me disent « tiens, j’ai une super idée de produit : tu pourrais la développer ! » Quand je leur répond qu’ILS pourraient la développer, ils se réfugient derrière des « je ne saurais pas faire… je ne suis pas ingénieur etc… »

    Et c’est ici que l’optimisme entre en jeu. Je pense que nous autres Français sommes proches d’être champions du monde du pessimisme. Bien sûr cela ne concerne pas tout le monde, mais il suffit d’une majorité pour te saper le moral à chaque occasion… Aux USA, c’est le contraire : ils sont optimistes jusqu’au bout des doigts et tout le monde va t’encourager, te soutenir, même si ils pensent que ton projet est pourri. Ça donne des ailes (et de la confiance) et c’est bien tout ce qui compte au démarrage.

    Comme vous, mais vu de l’extérieur, j’ai le sentiment que les choses changent. Il y a un paquet de jeunes qui commencent à penser à entreprendre, à se dire que c’est un métier comme un autre et peut être bien celui qui leur convient. Il y a encore du boulot à faire la-dessus, mais on commence à réaliser qu’il est possible d’entreprendre sans avoir un compte en banque rempli de billets (d’ailleurs, si on a un compte en banque rempli, en général, on ne va pas se faire suer à entreprendre, hein !?). Bref, les jeunes français ont la gnaque et c’est vachement cool quand même. La population semble commencer à faire la distinction entre les entrepreneurs et les grands patrons et c’est un grand pas également.
    Pour finir, je dirais que l’on a en France, en plus de jeunes extrêmement bien formés, un sens créatif largement sous-exploité… si on arrivait à utiliser cette créativité débordante pour créer et innover, on serait les rois du monde (ou presque).

    Pour finir sur les sempiternelles excuses de la taxation etc… ce n’est pas un frein à l’entrepreneuriat : quand on entreprend, souvent, on innove. Quand on innove, on peut vendre des produits avec plus de marge et financer sa croissance. Pour une jeune entreprise qui cartonne, 10% de taxes en plus, c’est de l’argent, certes, mais cela ne signifie pas que la boite coule (ou alors les mecs se sont trompés dans leurs calculs…).
    Non, là où la taxation fait mal, c’est sur les entreprises qui vendent un produit depuis longtemps, dont les concurrents proposent une alternative moins chère à qualité équivalente… dans la bagarre des prix et là, force est de constater que l’on est à la ramasse, mais ce n’est a priori pas un problème d’entrepreneur et encore moins une excuse pour ne pas entreprendre.

    • Ce n’est pas du pessimisme mais de la paresse intellectuelle pour moi ! Ce comportement du « j’ai une idée, fais-le toi parce que moi je sais pas » tu le retrouve même lorsqu’il s’agit de juste venir s’asseoir dans une salle pour reflechir à son environnement de vie. C’est tellement plus facile de « basher » ses voisins ou ses élus plutôt que de se remettre soi même en question.

  10. Comme disait lorie : il faut avoir la « positive attitude » et on arrive a tout même si tout parait noir.
    (je suis pas son plus grand fan mais j’aime bien cette philosophie)

  11. Enfin une bonne lecture pour commencer la journée au bureau !
    C’est vrai qu’il y a un ras-le-bol mais c’est surtout au sujet de cette humeur maussade que l’on a depuis quelques années. Étant jeune entrepreneur, je vois bien que la jeunesse peut être un frein à l’entrepreneuriat en France (du moins pour mon expérience) mais c’est aussi une force en redistribuant les cartes et en allant chercher les acteurs du marché là où personne ne s’y attend (innovation !).

    OPTIMISME sera le mot de la journée.

    Merci c’est toujours un plaisir de lire tes articles.
    Bonne continuation.

  12. Salut Guilhem, bonne année à tous.
    Merci pour tes posts que je dévore en égoïste depuis bientôt deux ans.
    Si le « French bashing » a autant de succès en dehors de nos frontières, c’est que nous français avons l’extraordinaire capacité à nous auto-flageller. Peu de pays (en tout cas parmi ceux que je connais) accepteraient des discours aussi négatifs de leurs citoyens/politiques. Je crois personnellement qu’il s’agit là d’une vraie spécificité culturelle, avec ce culte du doute et de la « tristesse ».Un récent article de The economist intitulé « Bleak chic » l’illustre parfaitement (http://www.economist.com/news/christmas-specials/21591749-bleak-chic).
    Mais pas de fatalité, tout est question de posture, et comme le disait Keynes « la difficulté n’est pas d’avoir des idées nouvelles mais d’échapper aux anciennes ».

  13. Allez , je vais faire un peu de contre-poids dans les commentaires positifs :-)
    Ce qui est quand même rigolo dans l’article de Newsweek (que l’on retrouve dans beaucoup d’articles étrangers du même style) ce sont les exemples comme l’intermittent de spectacle (je suppose ) caméraman qui travaille 5 mois/an ou le banquier chômeur qui prend son temps avant de retrouver du boulot etc…etc…
    Manifestement ce type d’exemple va choquer le lecteur étranger et l’auteur le sait bien mais nous français pas du tout et on connait tous personnellement ce type d’exemples.
    C’est quand même le signe d’une culture spécifique. Et je ne parle pas d’un système social spécifique mais d’abus face à ce système (dans l’article : « j’y ai droit car j’ai cotisé « …). Ils sont connus mais on y touche pas pour un tas de raison.
    Je m’interroge donc sur les français que tu appelle French-bashers : est que ça ne reflète pas un certain désespoir, une attitude d’abandon face à la possibilité de changements ?
    Pas un rejet de nouvelles lois et initiatives mais le constat qu’elles ne servent à rien dans le cadre de notre système.
    Des exemples :
    – j’ai crée une entreprise quand c’était Madelin le politique en charge du secteur – hé oui on vieillit 😉 . Je me rappelle très bien du programme de simplification administrative pour les entreprises de l’époque. Ça évoque quelque chose pour les entrepreneurs d’aujourd’hui, la simplification administrative ? On y est toujours !
    -les réformes des systèmes de retraites : super efficace, à quand la prochaine ? (Et pourtant les données sont connues, et archi-connues, la démographie ça permet de prévoir 60 ans à l’avance le nombre de retraités)
    -les réformes du système éducatif : tu en as connu combien en tant que lycéen et étudiant ? Super efficace (cf PISA), à quand la prochaine ?

  14. Étant consultant en création d’entreprise je peux effectivement dire que pas mal de jeunes veulent créer leur boite mais le problème est qu’ils entendent partout que c’est la crise et c’est dangereux et bla bla bla. certes la France n’est pas au beau fixe mais il y aura des jours meilleurs si l’on y met de vrais gestionnaires à la place de politiques véreux ou incapables de diriger un pays.
    Je parle beaucoup avec des jeunes , certains ont de très bons projets et je les incite à franchir le pas quand cela est le moment pour eux. On se doit ( nous les plus anciens j’ai 51 ans de les guider et c’est ce que je m’efforce de faire plusieurs fois dans la semaine en donnant des consultations gratuites. En ce qui concerne l’économie de la France , je vis en Californie ( ma femme est américaine) et mes business sont aux USA et en France , je peux vous dire qu’en Californie c’est terrible , certaines villes ne peuvent presque plus payer les policiers et les pompiers sans parler de certains travaux d’urbanisme, le chômage augmente, les plus pauvres sont coupés de tout et n’ont aucune aide , le système de santé est un des pire qui existe donc , le rêve américain n’est plus le même qu’il y a 50 ans et cela est beaucoup plus dur maintenant de s’installer aux USA. je suis fier d’être français et je le dis souvent aux américains qui eux vivent superficiellement. J’habite en Californie depuis 6 ans et j’aime cet état mais partout ou nous nous trouvons il manquera toujours quelque chose (nos racines) et j’en parle souvent avec d’autres expatriés Français et nous nous tenons toujours au courant de notre pays mais j’avoue que en ce moment nous sommes inquiets. Ne croyez pas aussi que tous les expatriés partent à cause des impôts, c’est faux, c’est surtout soit parce qu’une opportunité se présente, soit par qu’on a envie de voir d’autres cultures, soit on a envie de changement radical à un moment de sa vie, il y a plein de raisons., certes certains le feront par intérêt fiscale mais ce n’est pas vraiment représentatif.

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