Livre : The Art Of Start

C’est bientôt Noël et vous vous demandez toujours quoi vous offrir ? Ce livre pourrait être le cadeau idéal ! Il s’agit d’un des livres de bases que je conseille à tout entrepreneur, même confirmé, qui décomplexe la création d’entreprise et regorge de conseils plein de bon sens.

Pas de théorie fumeuse ici, on ne s’attarde pas avec les tableaux compliqués, les projections financières longues et rébarbatives, ou une approche par trop classique du business-plan. Non, ici les conseils seraient plutôt du genre « dépêchez-vous de parler de votre idée, au plus grand nombre de gens possible » ou « ne soyez pas top-down, arrêtez les études de marché à la McKinsey ». Du concret, du concret, du concret, bourré de petits exemples parlants et de choses très pratiques que l’on peut appliquer tout de suite (un peu à l’image de Business Brickyard, déjà présenté dans ce blog).

Ce livre a été écrit par l’un des gourous de la création d’entreprise, entrepreneur multi-récidiviste, Guy Kawasaki, dont le blog est d’ailleurs fort intéressant. Finalement, c’est l’un des classiques du genre :! En voilà un bref résumé / sommaire :

  • L’art de se lancer : le travail autour de l’idée, l’importance de donner du sens et d’expliquer sa vision, la cruciale nécessité de parler de son projet et le besoin de passer à l’action très vite
  • L’art du positionnement : partie qui tourne surtout autour de la notion de niche, avec quelques petites choses aussi sur le fait que son projet soit vraiment vécu et porté dans ses tripes et son coeur
  • L’art de communiquer : comment pitcher et donner envie aux gens de suivre son projet. Passage assez long aussi sur la présentation poserpoint.
  • L’art du business-plan : pas beaucoup de théorie ici, on nous conseille d’aller à l’essentiel, et de faire un gros travail sur l’executive summary.
  • L’art de lever des fonds : on nous présente ici les astuces pour parvenir à convaincre business angels ou VC à investir sur vous et votre projet, ainsi que les études à ne pas faire. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que Guy a été investisseur, et il nous partage une vision presque omnisciente.
  • L’art de se lancer avec très peu de moyen : focus sur l’importance de limiter tous les coûts possibles.
  • L’art de s’entourer : quelques astuces utiles sur qui choisir, comment et pourquoi.
  • L’art de communiquer : comment faire connaître sa marque, son projet, son produit / service et soi-même en tant qu’entrepreneur…
  • Plus quelques autres petites choses bien utiles !

Il existe une version française, l’Art de se lancer, qui reprend les mêmes éléments…

Vous pouvez retrouver les deux dans la boutique des livres de création d’entreprise, en commande directe depuis Amazon :)

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  1. Je conseille également ce livre à tous les entrepreneurs. Humour et pragmatisme sont les maîtres mots de ce livre. Guy Kawazaki va droit au but et donne les clés pour se lancer. A mettre au pied du sapin de tous les créateurs.

  2. J’aime pas lire, j’ai pas le temps de lire et pourtant je l’ai lu. Je compte même le relire parce que ce livre est plein de petites phrases logiques qu’on oublie et qu’il est bon de toujours avoir en tête!

  3. Très bon livre sur l’entrepreneuriat. L’approche de Kawazaki est différente de ce que vous pouvez trouver dans les autres bouquins. Je recommande!

  4. Et voici, en avant-première, L’art de l’executive summary selon Guy (chapitre 8 de la traduction de Reality CHeck, à paraître chez Diateino le 9 avril prochain) :

    L’executive summary sera probablement le document le plus important que vous écrirez pour votre société. Vous l’enverrez à l’investisseur potentiel et c’est ce qui déterminera son intérêt pour vous. Auquel cas, il organisera un rendez-vous. Les éléments constituant un executive summary efficace sont les suivants :

    1. Problème. Quel problème résolvez-vous et quelle est l’opportunité ?
    2. Solution. Comment résolvez-vous ce problème et comment exploitez-vous cette occasion ?
    3. Business model. Quels sont vos clients et comment allez-vous gagner de l’argent ?
    4. Magie. Qu’est-ce qui donne à votre société quelque chose de spécial ?
    5. Stratégie marketing et ventes. Quelle est votre stratégie pour aller sur le marché ?
    6. Concurrence. Qui sont vos concurrents ? Que faites-vous qu’ils ne font pas ? Que font-ils que vous ne faites pas ?
    7. Projections. Quelles sont vos projections financières pour les trois ans qui viennent ? Quels sont vos hypothèses et les critères validant ces projections ?
    8. Equipe. Qui sont les gens de votre équipe ? Qu’ont-ils de particulier ?
    9. Situation et calendrier. Où en êtes-vous et quelles sont vos étapes clés ?

    Votre executive summary ne devrait pas dépasser deux pages, car sa finalité est de vendre, non de décrire votre société. S’il vous faut plus de deux pages pour vendre une idée, c’est qu’elle n’est pas très bonne.
    Voici des recommandations supplémentaires qui peuvent vous aider à composer un document qui a de l’allure.

    * Créez une accroche qui frappe. Il faut qu’elle soit différente, intéressante et courte. Écrire « Voici le moyen de gagner 100 millions de dollars » à un capital-risqueur est aussi commun et aussi peu efficace que de dire à une femme intelligente « Je conduis une Corvette ».
    * N’ajoutez pas de présentation. Gardez-la pour l’entretien en face-à-face. En outre, une présentation médiocre vous desservira.
    * N’utilisez pas le mot « breveté » plus d’une fois. Aucun bon capital-risqueur ne croit que les brevets protègent une société. Il veut juste entendre une fois qu’il y a la possibilité d’un brevet.
    * Ne prétendez pas que vous êtes dans un marché de plusieurs milliards de dollars. Toute société n’est-elle pas dans ce cas selon cette étude ? Je n’ai pas encore lu l’executive summary d’une société qui ne serait pas dans un marché de cette taille.
    * Ne prétendez pas que vous allez avoir la croissance la plus rapide de l’histoire du capitalisme. Dans la plupart des projections que je vois, les sociétés vont croître plus rapidement que Google – et l’entrepreneur dit qu’il est « prudent ». Je vous conseille de rester à un niveau plus bas car, si un investisseur aime votre idée, il se convaincra lui-même que vous ferez mieux. Si l’investisseur n’aime pas votre idée, vos projections importent peu de toute façon.
    * Ne vous vantez pas d’avoir un MBA. La plupart des capital-risqueurs aiment investir dans des ingénieurs solides, non dans des frais de gestion. Les MBA peuvent venir plus tard ; donc concentrez-vous sur l’ingénierie et l’expérience commerciale parce qu’au début, vous avez surtout besoin d’un ingénieur et d’un vendeur.
    * N’essayez pas de créer un effet de rareté. Beaucoup d’entrepreneurs prétendent que « Sequoia est intéressé », pensant que cela poussera un capital-risqueur à investir immédiatement. Ne rêvez pas. Si Sequoia est intéressé, prenez l’argent. Si ce n’est pas le cas, le capital-risqueur à qui vous parlez découvrira que vous mentez.

    Arrêtez votre lecture un petit moment pour élaborer votre executive summary. Consacrez un certain nombre de jours à cela, car il s’agit là de la base de votre campagne de levée de fonds.

  5. Le dernier livre de Guy Kawasaki: « Reality check » est-il aussi bon ? Il me semble un peu redondant avec celui-ci (mais j’espère me tromper).

  6. Bonne analyse, je pense que tout « The Art of Start » est repris dans Reality Check », que j’ai commencé sans trouver le courage de lire jusqu’au bout. La grosse différence notoire est la présence de tout un tas d’interviews d’experts, auteurs de livres à succès (Made to Stick, The anatomy of buzz, Seth Godin…).
    Pas forcément génial donc, mais très bien pour ceux qui n’auraient pas encore lu le premier !

  7. D’accord avec vous, cela peut paraître redondant, mais en réalité, certains points esquissés dans L’art de se lancer sont repris et développés. Ce livre comporte 496 pages et 94 chapitres !
    C’est un livre de chevet, à consulter lorsque les premiers problèmes se présentent, passée la lune de miel de la première année.
    Votre brevet est déposé et vous croyez être blindé. Savez-vous ce qui se passe au niveau mondial dans ce domaine ?
    Votre produit n’est pas prêt à temps, malgré toutes les précautions prises (nous aussi, nous l’avons vécu, tout récemment…).
    Il y a de la mésentente dans l’équipe qui était pourtant si soudée dans l’action il y a encore quelques semaines.
    Qu’allez vous faire maintenant ?

    J’ai une tendresse toute particulière pour les chapitres sur les mensonges, des entrepreneurs, des capital-risqueurs, des ingénieurs, des avocats… Bien vu !
    Dominique Gibert
    Les Editions diateino

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