Mettre en place des tableaux de reporting… (partie 1)

Il y a UN truc qui fait en général peur aux entrepreneurs : les chiffres.

Que ce soient ceux à mettre dans un business-plan, ceux du compte en banque, le pricing de son offre, les salaires à verser à ses premiers collaborateurs, les pourcentages de chaque associé (voir article d’hier), les comptes de résultat prévisionnels ou la tréso… Les chiffres sont rarement les meilleurs amis du créateur d’entreprise.

Et pourtant, c’est en grande partie à eux que l’on voit si un entrepreneur maîtrise son sujet, surtout si en face de lui il a quelqu’un qui les maîtrise, ces chiffres. Je suis loin de connaître tous les types de business, mais j’ai tout de même en tête un grand nombre de variables et de « key metrics » sur tout un tas d’activités. Et je suis loin d’être le seul dans ce cas : les business-angels ou autres investisseurs, mais aussi les banquiers ou les accompagnateurs à la création d’entreprise ont tous leur petite base de données de chiffres clés.

Mettre en place un système de reporting : pourquoi il faut aimer les chiffres...

En général, je suis même un peu plus pervers (niark niark ^^) : je demande à l’entrepreneur ce que sont, d’après lui, les chiffres clés de son business, comment il les obtient, et quelle est la moyenne sur son secteur. En général, on voit très vite si la personne maîtrise son activité et a une vraie approche de suivi de ces chiffres.

Et la seule façon sérieuse de dominer cette partie-là, c’est d’avoir un système de reporting (qui peut être très simple d’ailleurs), qui reprend de façon synthétique

Selon moi, donc, l’entrepreneur doit donc AIMER les chiffres, et ce pour plusieurs raisons :

  • L’entrepreneur fait constamment des erreurs. Pour être sûr de s’en rendre vite compte et pouvoir corriger le tir, il doit se fixer a priori des objectifs chiffrés (délai, argent dépensé, unités produites, emails récupérés, résultats tangibles…), et évaluer ses résultats a posteriori.
  • La réalité, ce sont les chiffres. Si l’on enlève tout le discours marketing, l’habillage fait par l’entrepreneur, la belle histoire que l’on raconte et tous autres écrans de fumée, qui sont très bien pour l’extérieur et la communication, l’entrepreneur a tout de même besoin d’outils de pilotage de son entreprise, pour faire des choix, prendre des décisions, décider d’allouer du budget dans telle ou telle direction. Sans chiffres, difficile… ou alors cela revient un peu à mouiller son doigt et le tendre en l’air !
  • A un moment, la réussite d’un projet ne se joue plus sur le positionnement, l’image, ou tout un tas de choses plus « molles », mais bien sur le cash en banque et la capacité à faire rentrer du CA, de la marge, des utilisateurs… bref, il faut réussir à prouver que vous avez une réelle activité, dire « le site est bientôt lancé et il sera très beau » ou  » j’ai rencontré plein de personnes sur mon secteur et toutes me disent que mon projet est top », ça ne suffit pas. On va vous demander des chiffres, et en plus des chiffres qui ont du sens dans votre activité…
  • Si vous songez à faire rentrer des actionnaires / investisseurs un jour, ou si vous comptez avoir des employés, il vous faudra de toute manière un système de reporting, qui devient une communication financière ou un outil de management et de rémunération. Autant commencer dès le début !

Dans la prochaine partie, on rentrera plus dans les détails et on verra comment mettre en place de tels tableaux ! To be continued!

En attendant, n’hésitez pas à donner votre avis juste en-dessous dans les commentaires !

6

  1. Definitely true. J’avoue que je suis moi aussi fana des chiffres … sauf quand je dois m’y coller. ALors j’aime bien avoir un collaborateur (cerveau droit) qui est capable d’assumer cette tâche avec minutie, moi je me contente juste de plonger avec passion dans l’analyse de ces metrics.

    Je conseille de mon coté, d’avoir des petites grilles de notation qui même quand on n’aime pas les chiffres permettent en quelques cases d’avoir l’information essentielle pour piloter les chiffres de son activité.

  2. Bonjour Guilhem,
    Je vais être encore plus clair en disant que les chiffres soient bons ou mauvais, c’est primordial de le savoir. Donc, amis start-uppers, ne faites pas des reportings pour vos banquiers, investisseurs, mais pour vous ! Et ne jouez pas à l’autruche quand vous savez que vos prévisions ne sont pas tenues…
    Cordialement.
    Patrick

  3. Bonjour à tous,
    Merci pour cet article.
    Ma petite pierre à l’édifice : avoir des tableaux de reporting hyper simples(et je n’ai pas écrit « simplistes… ». Eviter à tout prix les tableaux avec 40 colonnes et 72 lignes que personne ne peux comprendre et que personne ne lis. Il faut faire aparaitres seulement les quelques indicateurs pertinents qui permettront de piloter et de communiquer.
    Bien à vous
    Antoine

  4. Je suis d’accord Guilhem, les chiffres sont la base, surtout dans des business Internet où le produit est virtuel: les chiffres peuvent nous parler de l’utilisation qui est faite de notre service.

    J’attends la partie 2 avec impatience, notamment pour savoir ce que tu préconises pour se fixer des objectifs chiffrés :)

  5. Bon je vais ressortir ma pascaline.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

© 2017 Création d'entreprise & startups !

Gulihem BertholetUp ↑