Levée de fion

Avec l’arrivée prochaine du cru 2010 de l’ISF, c’est la saison printemps-été des levées de fonds qui commencent. Soirées de pitchs, événements networking, annuaires de startups cherchant à lever… l’agenda est bien rempli et mes soirées rarement libres.

Cette effervescence positive (on peut enfin financer à plus grande échelle l’amorçage en France !!) cache tout de même un mal assez grave qui semble s’étendre de plus en plus. Il est en effet communément acquis désormais que pour lancer sa boîte, il est nécessaire de lever des fonds. D’ailleurs, lorsqu’on écoute parler tout un tas d’entrepreneurs aujourd’hui, les phases de création semblent être les suivantes :

  1. rédiger un business plan
  2. lever des fonds au 15 juin
  3. lancer l’entreprise
  4. mettre au point le produit / service
  5. chercher des clients

Ce qui est dommage, c’est que s’il y a beaucoup de gens qui commencent le chemin de la levée de fonds, il n’y a que peu d’élus : seules 400 à 500 levées s’effectuent chaque année. Pour les autres, c’est beaucoup d’énergie et de temps dépensés, et surtout qui ne sont pas passés à chercher le plus important : des clients.

Certes, je suis bien conscient que certains projets nécessitent un investissement de départ, mais tout de même, beaucoup de projets de service peuvent commencer à franchir les premières étapes sans financement extérieur, en mettant en priorité la frugalité, l’action commerciale et l’action terrain.

Alors à la question qui m’est posée fréquemment : « qu’est ce qui fait qu’un projet va réussir ? », j’ai envie de répondre aujourd’hui : la levée de fion. C’est en effet en se bougeant les fesses qu’on arrive à convaincre et à construire sa réussite. Et à suivre le schéma précédent dans exactement l’ordre inverse…

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  1. Bernard Pivot ;-)

    1 avril 2010 at 16:29

    On dit « qu’est qui fait qu’un projet réussit » et pas « qu’est-ce qu’il fait » 😉

  2. Merci Bernard ! C’est corrigé !

  3. Bernard Pivot ;-)

    1 avril 2010 at 16:57

    You’re welcome !
    Ah merde je me suis trahi, Bernard Pivot ne parle pas anglais !

  4. Bien vu!
    J’ai eu peur de voir que je ne respectais pas l’ordre, jusqu’à ce que j’arrive à la fin du post 😉

  5. Le jeu de mot est excellent!
    J’ai cru à un poisson au départ.
    Rien à ajouter : Startupers, Just Fu**ing Do It

  6. OUI ! JE DIS OUI !

    Je connais beaucoup (trop) de personnes abandonnant leur projet pour des raisons des fonds alors qu’en soit, avec une très faible somme, beaucoup de travail, on y arrive aussi !

  7. Après 5 ans d’entrepreneuriat, 2 sociétés, 3 levées de fonds et une société (sans fonds) qui décolle (enfin), je dis TOUT A FAIT !

    Ajoutons aussi : « si tu peux pas parler de ton projet car il est confidentiel, l’idée est géniale et qu’on va te la piquer, te lances pas, car justement, pleins de mecs (et de minettes) avec la même idée qui bataillent, ça s’appelle un marché !!! »

    Maintenant, en bon provincial que je suis, je me permets d’amender ton propos en constatant qu’il est très fortement conseillé d’être parisien ou d’y vivre, et d’avoir fait une grande école. Quelques exceptions à la règle mais pas beaucoup qd même… et c’est bien dommage !

  8. Vrai à 300% ! Merci Guilhem et bien vu pour le jeu de mots :)

  9. Merci Guilhem ! Sympa ! Cela (re)motive bien !
    Petite question… quand est-il conseillé de déposer les statuts ? avant/pendant la levée de fion ? ou à la levée des fonds ? ou lorsqu’il y a résolution de problèmes techniques/partenariats majeurs (I.e. signature de contrat(s))?

    C’est une grosse question que j’ai depuis quelques semaines… je pense qu’il faut déposer les statuts le plus tôt possible pour rendre crédible vis-à-vis des clients potentiels et des partenaires l’action commerciale et l’action terrain…

  10. « Il est très fortement conseillé d’être parisien ou d’y vivre, et d’avoir fait une grande école »

    Pour lever des fonds, très clairement.
    Pour tener et/ou réussir une startup, clairement pas.

    Pour le reste, oui entrepreneur faut se bouger le cul avec pas un radis, mais c´est écrit dans le concept non?
    C´est sur ya un paquet de mecs qui veulent étre CEO alors qu´ils ont seulement une bonne idée. Sauf que l´éxecution compte plus que l´idée. Alors on se bouge le popotin, et on va bosser pour que les VC puissent ensuite venir ramasser le pactole quand le risque est bien moindre.

    Vivement que je sois riche avec ma petite startup, je pourrais en monter d´autres différemment et surtout regarder de plus haut certains VC.

  11. Un très bon mot de fin à faire tourner haha !
    Stop Complaining, Do Something !

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